Êtres remarquables

                                                     * renvoie au mini glossaire de fin d’article

                                                                                                      *  renvoie au Lexique de notre site

BABAJI

l’Avatar* de Shiva


Nombre de sites Internet et quelques ouvrages présentent cet être d’exception qui tutoie l’éternité, et dont la conscience universelle embrasse tout ce qui est. Ainsi le site remarquable  a-t-il consacré une page à Babaji : http://www.echo-zen.com/babaji/, adresse à laquelle l’ excellent article de Jean Bernard Cabanes, de Mars 2006, est consultable.

Sans doute n’aurais-je jamais désiré écrire quoi que ce soit concernant Babaji*, le Mahavatar*, que  Paramhansa Yogananda appelle le Yogi-Christ, s’il ne s’était manifesté à moi d’une bien singulière manière, confirmant cette parole qu’on lui attribue : « pas de couleur, pas de guru ». D’autant que ses disciples s’accordent sur le fait que Babaji ne peut être vu ou reconnu que lorsqu’il le désire.

Cela se passait au début des années 2000, alors que je souhaitais illustrer un poème (ci-dessous)  de Babaji par une photo de lui, sur le site que j’avais développé à l’époque « L’Homme multidimensionnel et la Terre Nouvelle ». J’avais trouvé sur Internet une photographie en noir et blanc de Babaji que j’avais entrepris d’imprimer pour la montrer à mon épouse. Quelle ne fut pas ma surprise de la voir apparaître en couleur à la sortie de ma vieille imprimante. La voici ci-dessous, en vis-à-vis de l’original, telle qu’elle s’imprima sous mes yeux.


2 )Original de la photo de Babaji  en méditation…………………2) Reproduction à la sortie  de l’imprimante


Nous pouvons observer sur la photo sortie en couleur, que des chakras apparaissent telles de grandes fleurs blanches de configurations variées, sur la poitrine et l’abdomen, mais encore de façon plus discrète  sur l’épaule gauche, sur le front, au-dessus du crâne et, très étrangement, près de son épaule droite.

Ce jour là, nous pensâmes que Babaji avait souhaité nous faire signe, très concrètement. Et c’est toujours avec un immense bonheur que je pense à lui, et désire ouvrir cette page dédiée à quelques grands Êtres parmi les plus remarquables… pour ceux que je connais un peu. Ce sera donc  à des auteurs infiniment mieux qualifiés que moi (je ne pratique aucunement le Kriya Yoga), que j’emprunterai les informations et enseignements qu’ils ont reçus directement ou indirectement de Babaji ou de ses disciples. Ces auteurs et leurs ouvrages sont : Maria Gabriele Wosien : « Message des Himalayas - Babaji » (Éditions A.LT.E.S.S.E., 1996) ;  M. Govindan : « Babaji  » (Editions Kriya Yoga, 1991) ; V. T. Neelakantan & S A A Ramahiah : « La voix de Babaji - une trilogie sur le Kriya Yoga » (Les Éditions et le Kriya Yoga de Babaji Inc., 2010) ; Paramhansa Yogananda : « Autobiographie d’un Yogi » (Éditions Kriya Yoga de Babaji, 1999) ; Swami Sri Yukteswar : « La Science sacrée » (Self-Realization Fellowship, 1993). Notre lecteur pourra s’y rapporter.

Bien des rapprochements peuvent être faits entre Babaji et Jésus-Christ : les miracles notamment que l’un et l’autre ont réalisés et que les plus nombreux récits se plaisent à décrire. Mais le plus important, à mes yeux, et que Babaji eut pu dire, à l’instar de Jésus : « Le Père et moi sommes un »… D’emblée cette assertion christique nous interpelle sur notre rapport à ce qui est et à ce qui existe, à nous-même, aux autres, au divin, à tout ce qui nous entoure, à l’univers dont nos savants voudraient percer tous les secrets, à la vie et à l’esprit enfin.

Pouvons-nous seulement considérer pour nous-même cette assertion christique ? Hérésie, diront certains. Sainteté, diront les autres. Infinité des possibles,  pourrions-nous ajouter. Au demeurant, les recherches les plus actuelles en physique et en biologie quantiques font de telles avancées, qu’il est devenu incontournable de considérer les phénomènes d’a-localité* en rapport avec tous les phénomènes de champs* dit unitaire. Les phénomènes, tels ceux de lévitation, la bilocation ou de la communication à distance dont certains saints sont capables, sont une banalité au plan sub-atomique. Et toutes les expériences dites de « mort transitoire » (NDE* ou EMI*) offrent à des millions de personnes de vivre et découvrir que leur conscience est a-locale*, non située en quelque lieu que ce soit, et encore moins située dans le cerveau : tous les mondes, espaces, temps et dimensions peuvent être connus… à la condition que nous nous placions (ou soyons accidentellement projetés) hors des conditionnements imposés par l’inconscient collectif des peuples auxquels nous appartenons, et qui nous offre à façonner chaque aspect de ce que nous appelons la réalité… qui n’est autre que celle que nous conférons à ce que nous croyons exister hors de nous. Oui !  nous rêvons littéralement la réalité diraient les shamans amérindiens. Oui ! notre monde est « maya » diraient les sages de l’Inde. Que pouvons-nous entendre par là ?

Le terme de “maya”, est le plus souvent et approximativement traduit par « illusion cosmique ». Mais en vérité il signifie bien plus : il signifie  « art divin » ou « action cosmique du divin au sein du manifesté ». Pour Coomaraswamy et, à sa suite, René Guénon, cette manifestation existentielle n’est, en vérité, que l’ombre portée du divin. Mais une ombre qui  nous dérobe à la vision directe de l’Absolu. L’illusion engendrée - un monde très tangible de 3e dimension - ne correspond donc qu’à l’illusion que notre ignorance et notre incapacité la plus commune à comprendre que Maya, le pouvoir maternel de Dieu, est une expression de Dieu lui-même, par laquelle Il nous manifeste Sa maternelle et universelle Présence. Et grâce à cet art que d’ordinaire nous utilisons en toute inconscience… nous contribuons, à chaque instant, dans chacun de nos regards, à construire collectivement les apparences de notre environnement et de nos existences, avec un art consommé... en toute inconscience et en toute ignorance de notre propre filiation divine.

Aussi, quelques avatars conscients de leur absolue filiation avec la Source Unique de tout ce qui est, viennent-ils dans les temps les plus problématiques d’obscurcissement de nos consciences, nous dessiller les yeux et, devant nous, multiplier les pains ou élever des palais rutilants d’ors et de pierres précieuses, ressusciter les morts, se déplacer dans les airs, ordonner à la foudre ou à la pluie, se tenir en lévitation au dessus d’un feu, ou se déplacer au sein de la fournaise pour en ressortir ruisselants d’eau (ci-dessous, nous empruntons  cette représentation de Babaji assis en lotus au-dessus d’un feu de bois, donnée en page de couverture du livre de VT Neelakantan et S.A.A Ramahiah : « La Voix de Babaji »).






















         Babaji Nagaraj


Rappelons que le phénomène des avatars, ainsi que nous le rappelle M. G. Wosien (in “Message des Himalayas”), est un aspect fondamental de la théologie hindoue. Les sages et les saints indiens, consacrent leur existence à l’étude de l’être qu’ils sont et aux processus qui régissent leur vie intérieure, non par l’étude théorique et la pratique de la réalité « extérieure », mais par l’expérience spirituelle directe, la connaissance intérieure véritable conduite en conscience et intégrité. Pour eux, il est des êtres qui embrassent la condition humaine en tant que modèles de divinité incarnée, c’est-à-dire des êtres ayant atteint un état suprême de conscience dans lequel tout est accepté et rien n’est rejeté, mais toujours considéré dans une pure équanimité. Aussi certains très saints personnages sont-ils perçus comme manifestations incarnées d’une divinité. Babaji Nagaraj est considéré être celle du Dieu Shiva, le Bienfaisant Seigneur omniscient, représentant les aspects majeurs des cycles de l’existence sur Terre en tant que Dieu Suprême.

Cinq grandes fonctions sont attribuées à Shiva : celles de créateur, de préservateur, de dissimulateur, de révélateur (par la bénédiction) et de destructeur.  Mais un destructeur de l’ignorance et des illusions d’un monde en perdition, en pleine dégénérescence spirituelle comme le nôtre (que nous croyons être de progrès), pour se transformer en un créateur d’un monde nouveau nous permettant d’entrer dans un nouveau cycle d’existences ; une fois libérés des attachements et des illusions les plus lourds, mortifères et aliénants.

A l’Âge du Kali Noir - quatrième et dernier d’un cycle de 4 yuga ou âges, appelé le Kali Yuga* dans lequel nous sommes (où ne subsiste plus, dit-on, qu’un quart de la vérité originelle), l’unité originelle, inhérente à tout ce qui est se désagrège à une vitesse accélérée, car nous ne voyons pas que tout ce qui dévie de cette loi transcendante est voué à disparaître dans la maladie, la dégénérescence, la mort, la destruction, l’aveuglement, le pillage, le mensonge, la corruption et le génocide, le pouvoir sur les autres êtres et les manipulations psychiques... Alors, à cet âge le plus sombre d’un grand cycle de notre humanité, des rédempteurs tels les grands avatars comme Babaji ou Jésus, prennent forme humaine. Ils sont comparés à des sauveteurs qui, pour empêcher une personne de se noyer, plongent dans les mêmes eaux qu’elle. Ces grands avatars sont extrêmement rares et ils encourent le plus souvent de grands risques du fait de l’aveuglement, de la superficialité et de la violence dans lesquels sont plongés la plupart des représentants de la race humaine au terme d’un grand cycle se refermant avec l’Âge de Fer - le Kali Yuga.

Le Mahavatar Babaji est “sans âge”, “jeunesse éternellement vierge”, car il a maîtrisé les processus de mort et renaissance (ayant atteint l’état dit de paramukta*) ; son corps ne porte aucune trace de vieillissement et il peut disparaître d’un endroit pour réapparaître en un autre fort éloigné, ou bien être vu ou rencontré en différents endroits à la même heure du jour (tel un Padre Pio contemporain qui possédait également ce don d’ubiquité). V. T. Neelakantan écrit en 1952 (2010, p. 348) que Kriya Babaji est né il y a 1749 ans. Effectivement, les témoignages les plus nombreux, relatifs à l’avatar, apparaissent notamment à partir du 3e siècle après Jésus-Christ

Ainsi, Babaji se range-t-il parmi les plus anciens avatars de l’Inde au rang desquels nous trouvons Krishna, Rama, Buddha, Patanjali… mais encore Jésus-Christ pour le Moyen-Orient.  Babaji, appelé aussi le Yogi-Christ par Yogananda, a accompli des miracles pendant tous ces siècles, et il est dit qu’il demeure en communication constante avec Jésus-Christ en compagnie duquel il œuvre à la rédemption de notre humanité.

Au demeurant, Babaji n’est jamais apparu publiquement, en aucun siècle : « tout comme le Créateur, l’unique mais silencieux Pouvoir, Babaji travaille dans une humble obscurité. […] de tels maîtres se voilent toujours au regard grossier du public, et ils ont le pouvoir de se rendre invisibles à volonté. Pour ces raisons, et parce qu’ils demandent généralement à leurs disciples de garder le silence à leur sujet, plusieurs personnages spirituels imposants demeurent inconnus du monde », écrit Yognanda. D’ailleurs, Babaji ne peut être connu ou reconnu de quelqu’un, qu’à la condition qu’il le désire.

Les raisons de cette constance d’existence au-delà des siècles est motivée, selon Yogananda, par :

« le désir de fournir à l’humanité, un exemple concret de ses propres possibilités. Si un aperçu de la réalité du Divin dans la chair n’avait jamais été accordé à l’homme, il serait demeuré opprimé par la lourde illusion de Maya qu’il n’est pas capable de transcender son état mortel »  (1999, p. 297). Il nous rapporte également cette autre  parole de Babaji, nous permettant de mieux comprendre pourquoi les êtres humains sont dépendants de la Maya : « Peu de mortels savent que le royaume de Dieu inclut le royaume des contentements mondains. Le domaine divin s’étend jusqu’au domaine terrestre, mais ce dernier, parce qu’il est illusoire, ne peut inclure l’essence de la réalité », mais aussi : « Celui qui fait vœu de tout sacrifier pour la quête du divin est prêt à dénouer les mystères finals de la vie par la science de la méditation » (1999, p.307).

Et, en manière de transition avec les présentations que nous ferons d’autres êtres remarquables au fil des prochains mois, nous donnerons cette dernière citation que Yogananda (1999, p. 413)  place dans la bouche de son Maître Swami Sri Yukteswar :

« Lorsqu’une âme sort finalement des trois bocaux des illusions corporelles, elle devient un avec l’Infini sans perte d’individualité. Le Christ avait gagné cette liberté finale avant même d’être né en tant que Jésus. Durant les trois étapes de son passé, symbolisées dans sa vie par les trois jours de sont expérience de la mort et de la résurrection, il atteint le pouvoir de pleinement s’éveiller dans l’esprit. […] Quand une âme est sortie du cocon des trois corps, elle échappe à jamais à la loi de la relativité et devient l’ineffable Existence-Éternelle. Voyez le papillon de l’Omniprésence, ses ailes gravées d’étoiles, de lunes et de soleils ! L’âme qui s’est fondue à l’esprit demeure seule dans la région de la lumière sans lumière, de l’obscurité sans ténèbres, de la pensée sans pensée, intoxiquée par son extase de la joie du rêve de la création cosmique de Dieu ».

Aussi Babaji, et tous les êtres admirables dont nous espérons pouvoir parler dans ces pages, purent-ils expérimenter que leur capacité de recevoir et manifester la Présence Divine pouvaient se vivre en chacun de nos corps, y compris physique, et permettre à cette Présence de les transformer totalement et leur permettre de passer d’une condition d’êtres limités dans leurs corps et leurs psychés, séparés sinon isolés des autres êtres et des autres corps, à celle d’êtres illimités ayant pleine capacité de se mettre en résonance avec tous les modes de manifestation, universellement, et de vibrer en totale harmonie avec la Source Unitaire de Vie, de conscience et d’amour… en toute transparence : le corps de Babaji ne projetait aucune ombre !

Indubitablement, ainsi que l’écrit M. Govindan (1991, p. 63) : il nous est difficile de concevoir un tel état, prisonniers que nous sommes de notre intellect et de sa tendance à mesurer la réalité océanique avec la ridicule tasse à café à mesurer que sont ses concepts, qui confondent le Réel pour le mental et ses représentations intellectuelles.  Cependant, acceptons de considérer avec M. Govindam, que nous sommes potentiellement capables, à condition d’y travailler avec constance et ferveur, d’un abandon progressif de notre être, de notre ego et de notre vie même, qui permette au Divin de descendre en nous et de nous transformer.

 Puissent tous les êtres trouver cette réalisation dans la plus vaste des ouvertures de conscience.


Poème & ultime message de Babaji

Aime et sers toute l’humanité.

Assiste chacun.

Vis dans la joie. Sois courtois.

Sois un moteur de bonheur irrépressible.

Vois Dieu et le bien en chaque visage.

Il n’y a aucun saint sans passé.

Il n’y a aucun pêcheur sans futur.

Prie pour chaque âme.

Si tu ne peux prier pour l’une d’elles…

Laisse-la passer son chemin.

Sois original, sois inventif.

Ose, ose et ose plus encore.

N’imite pas. Demeure sur la terre qui t’est propre.

Ne t’appuie pas sur les emprunts des autres.

Pense par toi-même.

Toute la perfection et toutes les vertus de la Déité

sont cachées au fond de toi.

Révèle-les.

Le Sauveur, Lui aussi, est déjà à l’intérieur de toi.

Révèle-le.

Laisse sa grâce t’émanciper.

Laisse ta vie être celle d’une rose,

Qui, dans le silence,

Parle le langage

du parfum…


Mini Glossaire


* Avatar : (du sanskrit avatāra ) incarnation divine.

* Mahavatar : grande incarnation divine.

* Babaji : vénéré Père, formule de respect pour les grandes figures spirituelles.

* Kali yuga : âge de fer ou « âge noir » qui débuta 3100 ans avant J. C.

* Krya Yoga : méthode d’enseignement spirituel donnée par Babaji, au service du renouveau de la vie.

* Paramukta : être ayant dépassé l’état de libéré vivant, suprêmement libre car ayant plein pouvoir sur la mort.

* Satguru : - Celui qui peut offrir à son disciple d’atteindre l’illumination par un simple regard, un toucher, une parole.



Nous sommes heureux

de vous présenter quelques grands êtres

dont les œuvres ont marqué notre chemin, et tout particulièrement ceux qui

ont su mettre en œuvre - sur cette terre et dans notre dimension - des aptitudes extraordinaires à nos yeux,

mais absolument naturelles dans les mondes de 5e Dimension de l’Ether, où par

 les seules puissances de notre pensée et de notre attention, nous pouvons

créer tous objets, des plus humbles aux plus merveilleux,

communiquer télépathiquement, nous déplacer

en tous lieux et temps,  ou soulager

toute souffrance.

Le premier que nous vous présenterons sera Babaji Nagaraj

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